Comment renforcer sa confiance en soi après l’anxiété, les phobies ou un traumatisme

Il y a souvent un moment, dans un travail thérapeutique, où les choses vont déjà mieux.

L’anxiété a diminué. Certaines peurs ont été traversées. Des situations qui semblaient impossibles deviennent accessibles.

Et pourtant, quelque chose reste.

Moins visible. Moins envahissant. Mais présent.

Une forme de doute diffus dans certaines situations. Une hésitation au moment de se positionner. Une attention particulière portée à ce qui pourrait mal se passer… ou à la manière dont on pourrait être perçu.

Comme si, malgré les avancées, une partie du fonctionnement restait prudente.

C’est souvent à cet endroit que la question de la confiance en soi devient centrale.

Pas au sens habituel.

Pas comme une qualité qu’il faudrait “avoir” ou “manquer”.

Mais comme une capacité.

La capacité à se faire confiance dans ce qui va se passer.

Pas à l’avance. Pas en étant sûr que tout sera simple.

Mais dans le fait de pouvoir faire face.

Gérer une situation. Traverser une émotion. S’ajuster, même si quelque chose déstabilise.

Et c’est là que le lien avec le travail déjà fait devient important.

Quand quelqu’un a travaillé sur son anxiété, ses phobies ou certains vécus plus marquants, il a déjà fait une partie du chemin.

Il a appris, souvent sans le formuler ainsi, qu’il pouvait rester dans une situation, même inconfortable. Que les sensations pouvaient monter… puis redescendre. Que le corps pouvait s’emballer sans que cela signifie un danger réel.

Mais tant que ce travail reste “attaché” à certaines situations précises, il peut ne pas se généraliser.

On sait gérer ça. Mais pas forcément tout le reste.

C’est là que la confiance en soi intervient comme une forme de mise à jour.

Elle vient élargir ce qui a déjà été appris.

Plutôt que de se dire : “je sais gérer cette situation précise”,

quelque chose commence à se transformer en : “je peux m’adapter à ce qui va se présenter”.

La différence est subtile, mais elle change beaucoup de choses.

On ne cherche plus à contrôler chaque paramètre. Ni à anticiper parfaitement.

On s’appuie sur une expérience déjà vécue.

Sur le fait d’avoir traversé, ajusté, continué.

Et cette confiance ne se construit pas en se répétant que “ça va aller”.

Elle se construit à partir de ce qui a déjà été expérimenté.

Chaque situation traversée. Chaque moment où quelque chose s’active… et où l’on continue malgré tout.

Petit à petit, cela crée un socle.

Pas parfait ni constant.

Mais suffisamment solide pour ne plus dépendre uniquement du fait que tout soit calme ou prévisible.

C’est souvent à ce moment-là que le travail thérapeutique prend une autre dimension.

On ne travaille plus uniquement à réduire des symptômes.

On travaille à élargir une capacité.

Celle de pouvoir être dans une situation, avec ce qui s’y passe, sans avoir besoin que tout soit parfaitement maîtrisé pour avancer.

Et ce mouvement-là est essentiel.

Parce qu’il permet de ne pas rester dépendant des conditions extérieures.

Mais de s’appuyer sur quelque chose de plus stable :

la capacité à faire face.


Lire les commentaires (0)

Soyez le premier à réagir

Ne sera pas publié

Envoyé !

Catégories

Derniers articles

À la une
Crise d'angoisse et hypnose

Crise d'angoisse et hypnose

15 Oct 2024

Les crises d'angoisse se manifestent par une sensation de panique intense accompagnée de symptômes physiques tels que l'oppression, les palpitations, la tra...

Peur de conduire : quand le corps panique au volant

Peur de conduire : quand le corps panique au volant

31 Mar 2026

La peur de la voiture ne concerne pas uniquement la conduite.
Certaines personnes redoutent de prendre le volant.
D’autres ne conduisent pas… mais ressentent...